L’EQUIPE 

AUTEUR – COMÉDIENNE : Sylvie BERTRAND

Née en 1962, Sylvie BERTRAND étudie le monde depuis son plus jeune âge par le biais de la musique. Elle puise dans son environnement et compose des soli, des concerti, des symphonies qu’elle joue dans la langue des sons.

Elle commence ses études musicales au Conservatoire National de Région de LA ROCHELLE, Autodidacte, elle découvre simultanément la Renaissance et le Folk. C’est alors que la musique improvisée entre dans son champ d’action. (Ecole BRITTEN à PERIGUEUX ainsi que Conservatoire National de Région de BORDEAUX).

Parallèlement à la musique, elle se consacre à l’écriture qu’elle aborde sous tous les angles : En solo, en tutti avec les ateliers du Groupe Français d’Education Nouvelle ou en participant à des concours. Elle transpose ses savoirs de musicienne improvisatrice au monde des mots.

S’impose alors à son esprit la problématique du passage de la transmission du son : Une formation de comédienne devient évidente. Elle la trouvera auprès de Mario DRAGUNSKY Compagnie 4Cats à BORDEAUX. C’est avec lui qu’elle s’ouvre à l’écriture dramatique.

METTEUR EN SCENE – COMÉDIEN : Manuel PONS

Né en 1982 à Angers, Manuel PONS a d’abord suivi une formation de costumier. Il est diplômé (interprétation) du Conservatoire d’Art Dramatique de Clermont-Ferrand, sa ville de résidence et suit également une formation de chant et de danse. Durant plusieurs années, il poursuit simultanément deux carrières: la scène et le costume. Il joue et met en scène de nombreux textes classiques et contemporains, des one women (men) show, pour différentes compagnies, principalement auvergnates. En 2007, il a mis en scène Le Sas (M. AZAMA), au Festival Off d’Avignon. En 2008, il interprète pour ce même festival trois seuls en scène écrits sur mesure par l’auteur belge Marc WEIDEMANN.

Il prépare actuellement, pour la saison 2009 trois mises en scène de textes inédits : un de Florence FEYDEL, un de Sylvie BERTRAND et le dernier d’un collectif d’auteurs.

Parallèlement, il continue ses actions en milieu scolaire, du primaire au collège par le biais d’ateliers et en lycée, où il dispense des cours magistraux sur l’histoire du théâtre et la mise en scène par le biais de textes classiques.

CHOREGRAPHE : Monica BLANCHOT 

Débutant sa formation en 1961, elle n’aura de cesse d’apprendre : danse classique, contemporaine, jazz, danse de caractère et même claquettes. Formée par les plus grands: de l’Opéra de Paris, du Ballet de Stuttgart, de la Salle Pleyel, Centre d’Art National de Chorégraphie de Carcassonne et du Conservatoire National Supérieur de Besançon.Elle parfait son savoir à l’école supérieure d’études Chorégraphique et obtient le professorat de danse Du Centre International d’Art Chorégraphique. Après avoir dirigé plusieurs compagnies en France et en Espagne elle prend la direction de l’école de danse de Chamalières. Elle y dispense son savoir-faire depuis 25 ans.

CREATION LUMIERE : Guillaume PROVIDENCE

Après une formation musicale de six ans au Conservatoire de Montluçon en guitare classique, il se tourne vers la guitare électrique, instrument qui devient son moyen de composition.

Grâce aux progrès des logiciels de musique, il diversifie ses expériences musicales et parvient à rejoindre sa seconde passion par ce biais : le théâtre.

Le Conservatoire d’art dramatique de Clermont-Ferrand fut l’occasion d’une première collaboration avec Manuel Pons pour l’arrangement de la bande originale de Vous vivrez comme des porcs de J.Arden, suivi Du Sas de Michel Azama ainsi que Scarlet Horner et Marie-Chantal fait son cabaret, deux spectacles de Florence Feydel.

Il travaille avec des entreprises d’évènementiel tel que Loc Direct, STS, Scenical, Euroscène… lui permettant de diversifier ses connaissances techniques tant dans la sonorisation live que dans l’éclairage et l’implantation visuelle.

Cette expérience est devenue un moteur le poussant à maitriser le processus de création d’une œuvre, de son ébauche à son aboutissement : la représentation.

L’HISTOIRE

Une femme mariée regarde sa vie de couple. Elle constate que les noces de faïence portent bien leur nom et conclut : Il est temps de changer de vaisselle !

Une pièce emplie du TOUT d’un couple de neuf ans. Drôle, caustique, décapant, violent, sensible, sensuel, TOUT y passe… Un cri d’amour pour faire sortir l’amour du bois. Genre: Ma fille, votre couple est au bord de la faillite! Parvenir au point de fusion et laisser œuvrer le temps qui après destruction apportera son lot de création. Croire en les lois de la physique, yeux fermés, doigts croisés quoi qu’il se passe. Sourire à tous les trous noirs que l’on rencontre et rêver au pont de verre. Quel sera-t-il? On n’en sait rien et c’est là tout le drôle de l’histoire.

NOTE D’INTENTION La scène dans la pénombre, le public encore éclairé. Elle apparaît et s’adresse directement au public… Sur scène un cyclone tout en lignes et transparences et un corps d’homme presque nu, le visage couvert par un entonnoir de protection pour chien… C’est ainsi que nous pénétrons dans l’œil du cyclone. Petit à petit, suivant la rythmique des mots, une valse s’installe entre Elle, le corps et le cyclone… Que reste t-il une fois la dépression passée ? Rien si ce n’est la sélection naturelle et un avenir à construire. C’est là qu’au gré de la danse des mots et des corps nous arriverons à l’Amour, le grand.

Un esthétisme en noir en blanc, un univers dépouillé où le soleil viendra peu à peu prendre sa place. C’est la guerre ? Oui, le cyclone est en marche. Les seules armes de cette femme sont les mots, l’amour, l’humour, la réflexion et le corps du sien, son mot amour avec lequel elle joue et qu’elle remettra sur pieds comme son amour, comme leur amour… pour ensemble, briller au soleil.

INTERVIEW

Sylvie BERTRAND, pourquoi cette pièce ?

Pour l’AMOUR, qui est à la fois notre auxiliaire de vie et notre quête du Graal. L’ŒIL DU CYCLONE est un regard à la loupe d’un microcosme familial dans lequel L’AMOUR est décliné à tous les temps sur un seul mode, celui du rire aux larmes : LA VIE !

On se retrouve ainsi que tous les autres, on se regarde, on se rencontre, on se rassure, on se reconnaît un peu beaucoup passionnément à la folie et pas du tout. AMOUR, un mot d’ébats pour lequel on se bat, qui que l’on soit, où que l’on soit.

Pourquoi l’univers familial?

Parce qu’en ce lieu, la Famille est la source de TOUT. M’immerger en elle me paraît essentiel.

Est-ce votre histoire ?

AMOUR est dans toutes les histoires ! (Rires)

Pourquoi avoir choisi de travailler avec Manuel PONS ?

Pour l’inconnu et pour assouvir ma soif de découvertes. (Rires)

Manuel PONS, pourquoi avez-vous accepté de mêler votre destin à celui de Sylvie BERTRAND pour cette création?

Parce que… Sylvie… et moi… Dès notre rencontre, il y a eu complicité dans la vie comme sur scène. À ses cotés, un seul mot reste : VIE 

Son écriture me fascine car elle représente ce que je recherche : le «  parlé vrai  », l’écriture dans laquelle chacun peut se retrouver. Ici pas de théâtre élitiste. La langue est belle. Certes, parfois crue mais elle parle en grand, façon miroir… Le retour à soi pour mieux comprendre les autres, pour mieux avancer ensemble main dans la main. Ses personnages se frottent à eux-mêmes et tant pis pour les égratignures. La cicatrisation donne une peau neuve et douce prête à vivre ou à revivre pleinement.

Aussi et surtout parce que l’univers de Sylvie me plait. J’ai eu la chance de la découvrir par la musique en tant qu’accordéoniste et chanteuse déjantée. J’ai pu ensuite la voir sur scène et enfin partager pendant un mois les planches d’Avignon. Notre recherche est la même : la beauté et l’échange. Nous ne pouvions faire autrement que de continuer un petit bout de chemin ensemble : c’était une évidence.

COMPAGNIES

L’EUKARYOTE THÉÂTRE est né en 2008 de la volonté de Manuel PONS. Engagé sans cesse par d’autres compagnies en tant que metteur en scène ou comédien, il souhaitait un espace de création sans contrainte, sans restriction, un espace de totale liberté pour mener à bien ses propres projets et continuer son travail sur «  la rupture  », sujet qui le fascine. Rupture amoureuse, bien entendu, mais aussi rupture du corps, de l’esprit, le point de rupture ; sujet qu’il a abordé en interprétant différents personnages chez TCHEKHOV, FORD ou encore KELLER et en mettant en scène des textes comme Vous Vivrez comme des Porcs  de J. ARDEN et  Le SAS  de M. AZAMA.

 

LA COMPAGNIE À CONTRESENS s’est imposée à l’esprit de Sylvie BERTRAND en 2008. Elle n’avait d’autre alternative que de créer cet espace pour que vivent la musicienne, l’écrivain et la comédienne qui sont en elle tout en avançant dans ses recherches sur «  le partage du son  ». L’émettre, le transmettre, le recevoir, sentir les harmoniques générées : C’est là qu’elle apprend le monde.

PROJETS

Pour la saison 2009 – 2010 : Les deux Compagnies poursuivent leurs collaborations avec la création de deux pièces de Sylvie BERTRAND et mises en scène par Manuel PONS

- LES PAPILLONS MEURENT EN HIVER ? (en cours d’écriture – fait l’objet d’une demande de bourse à l’écriture auprès de la Fondation Beaumarchais)

Une autobiographie à temporalités croisées. Deux passés distincts deviennent un présent. Trois femmes, Anna, Alix et Sylvie. Une mère, une fille et une autre mère qui fut fille, antan. Des hommes absents présents aussi, peut-être le bon, la brute et le truand… Mais les Hommes sont là et se regardent par le regard de femmes mûres et d’autres pas. Au centre de l’univers, la Famille. Encore ! Mais elle est la source d’où tout découle donc un lieu à explorer : un ESSENTIEL. Que j’explore !

LES PAPILLONS MEURENT EN HIVER ?

Une pièce qui aborde l’INCESTE DANS LA FRATRIE mais surtout une question sur l’Abus, l’Amour, la famille, le pardon, les mères, les pères et tout ce qui s’en suit. Ils ne véhiculent qu’une chose : la VIE.

Avec la participation de la jeune comédienne Bordelaise Galadrielle GOULVESTRE et entourée de la même équipe artistique et technique.

- PARLEZ-MOI DE LUI (en cours d’écriture)

Un duo entre deux hommes. Un jeu de questions réponses sur le thème de LA RENCONTRE sous forme de conférence.